Vœux de l’Ambassadrice de France à la communauté française de Bamako (27 janvier 2017)

Le 27 janvier 2017 à la Résidence de France, S.E. Mme Evelyne Decorps, Ambassadrice de France au Mali, a présenté ses vœux à la communauté française au Mali.

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S.E.Mme Evelyne Decorps, Ambassadrice de France au Mali
Ambassade de France au Mali

Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes,

Chers collègues de l’ambassade,

Chers amis de France et des Institutions françaises,

Tout d’abord permettez-moi, même si c’est vraiment in extremis en cette fin du mois de janvier, de vous présenter mes vœux de bonheur, de santé et de succès pour vous-même et ceux qui vous sont chers.

2016 a été une année riche en événements et 2017 a commencé, au Mali, avec la tenue du Sommet Afrique-France qui s’est déroulé à Bamako les 13 et 14 janvier.

Je souhaite associer par la pensée à ces vœux toutes les équipes qui sont venue de France pendant plus d’un an pour aider nos partenaires maliens et plus particulièrement l’Ambassadeur en charge du Sommet, Frédéric Clavier.

Je voudrais également, ce soir, remercier publiquement et chaleureusement toute l’Équipe-France de Bamako qui a œuvré sans relâche pour la bonne organisation du Sommet, mais aussi pour la réussite de la visite du Président de la République. Tout le monde y a pris sa part avec, comme unique objectif, la réussite d’un pari fait en 2013 par les deux Présidents de la République : le renouveau du Mali.

Le but a été atteint avec une participation de 34 Chefs d’États et de Gouvernements et plus de 59 délégations.

Mesdames et Messieurs,

A l’occasion de ce Sommet, et tout particulièrement au moment des huis clos, un nombre important de délégations ont salué la contribution de notre pays à la paix et à la sécurité. Nous pouvons, en tant que citoyens français, en tirer une légitime fierté. Je voudrais, à ce propos, saluer l’action de la force Barkhane, représentée ici par le Général Patrick Gournay, qui contribue à la restauration de la paix au Mali et dans la bande sahélio-saharienne. Les événements récents peuvent laisser penser que cette paix est hors de portée. Il n’en est rien et la vigueur des réponses, comme l’attentat de Gao, démontre combien certaines forces sont inquiètes de l’avancée du processus.

Certes, le chemin est plus long que nous l’avions collectivement imaginé et d’autres théâtres se font jour comme dans le centre.

Je veux simplement, ce soir, vous rappeler les propos du Président de la République à l’ouverture du Sommet de Bamako : la France restera aux côtés du Mali aussi longtemps que la demande en sera faite.

Je veux également saluer les deux commandants des forces européennes EUCAP et EUTM ainsi que les français qui y sont affectés. Leur travail est reconnu et indispensable à la reconstruction des forces de sécurité malienne.

Mesdames et Messieurs, je voudrais également saluer les Français présents à la MINUSMA. La MINUSMA est souvent l’objet de critiques injustifiées. Je veux ici réaffirmer la parfaite convergence de vue et la qualité des échanges entre la France et la MINUSMA.

Le tableau sécuritaire est malheureusement encore sombre. J’entends les raisonnements de certains d’entre vous qui plaident pour une levée des restrictions.

Les arguments employés par un de nos compatriotes dans un article publié récemment dans le Monde sont cohérents et j’y adhère pour partie. Plus nous laissons des pans entiers du pays en dehors de tout développement économique et d’échanges, plus nous justifions la montée des théories radicales.

Nous avons néanmoins un devoir de responsabilité qui se rappelle régulièrement à notre souvenir. Le 24 décembre dernier, une de nos compatriotes, installée de longue date à Gao, a été enlevée. Alors oui, vous aurez encore des messages d’alerte car notre responsabilité est de vous avertir quand nous savons que le risque est là.

Nous le faisons avec mesure et souvent avec regret mais nous en avons le devoir.

J’ai parlé plus tôt de l’Equipe-France.

L’organisation du forum économique, à la veille du Sommet, par le CNPM et le MEDEF, a demandé également beaucoup d’engagement. Je dois saluer le travail des équipes qui, à Bamako, ont travaillé sans relâche pour faire de cet événement un succès. Un certain nombre de représentants français du monde des affaires ont pu rencontrer le Ministre Matthias Fekl et lui faire part de vos demandes d’appui pour la résolution de certains problèmes.

Je vous ai toujours assuré de ma collaboration pour intervenir auprès des autorités maliennes et je l’ai déjà fait tant sur les principes que sur des cas individuels. Lors de mon dernier séjour à Paris, il m’a été demandé d’être à votre écoute. Je vous propose d’en reparler très vite.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais également saluer l’engagement de ceux qui font vivre la communauté c’est-à-dire les élus, les responsables d’associations, les ilotiers, l’équipe du Lycée français et son comité de gestion et bien entendu notre Consul général, Catherine Mancip et l’équipe du service des Français.

En cette année 2017, qui verra en France l’organisation des deux scrutins électoraux majeurs, l’élection présidentielle et les élections législatives, je souhaite lancer un appel afin qu’au-delà des différences d’opinions politiques nous soyons tous guidés, et notamment les élus et responsables d’associations, par la dignité des fonctions assurées et la fierté d’appartenir à une démocratie où la raison l’a toujours emportée sur l’invective. Les propos calomnieux et sans fondement portés sur les réseaux sociaux ne sont pas dignes de la communauté française rassemblée ici ce soir.

Nous représentons notre pays en toutes circonstances et je vous sais attachés aux valeurs communes qui font le socle de notre démocratie.

Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Je ne voudrais pas finir ce discours sans saluer la présence de l’ambassadeur Alain Holleville. C’est évidemment un compatriote qui a ici toute sa place. Mais le symbole de sa présence est pour moi capital à un moment où les critiques sur la construction européenne se font de plus en plus virulentes. L’Europe est ce que nous avons accompli de plus beau en construisant autour d’une idée politique un idéal de paix qui ne s’est pas démenti depuis la signature du traité de Rome en 1957. Aujourd’hui ici en Afrique, la paix peut se construire autour d’une volonté régionale.

Je vais terminer mes propos en saluant l’action énergique et déterminée de la CEDEAO et de la Mauritanie pour permettre que le Président élu de Gambie puisse effectivement prendre ses fonctions.

C’est un message d’espoir et de foi pour la paix et l’enracinement des principes démocratiques.

Je vous souhaite à nouveau mes meilleurs vœux pour 2017.

Vive la France, vive la République.

Voeux 2017 - Réception à la Résidence de France
Voeux 2017 - Réception à la Résidence de France
Ambassade de France au Mali
Voeux 2017 - Réception à la Résidence de France
Voeux 2017 - Réception à la Résidence de France
Ambassade de France au Mali
Voeux 2017 - Réception à la Résidence de France
Voeux 2017 - Réception à la Résidence de France
Ambassade de France au Mali

Dernière modification : 14/03/2017

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