Présentation de l’aide française au Mali

ENCADRE : Les acteurs de la coopération

Au sein de l’Ambassade de France, le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) est chargé de la coopération dans les domaines de l’appui à la société civile, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il participe aux instances de contrôle des fonds multilatéraux mobilisés par la France, notamment en matière de santé (Fonds mondial, GAVI, Muskoka). Afin de pouvoir mener à bien ses actions de coopération, le SCAC dispose de deux outils financiers, à destination de la population estudiantine malienne via son important dispositif de bourses, et des organisations de la société civile via le Fonds social de développement.

Opérateur au cœur du dispositif français de coopération, l’Agence française de développement (AFD) intervient, avec sa filiale PROPARCO spécialisée dans le financement du secteur privé, pour lutter contre la pauvreté et favoriser un développement durable des pays du Sud. Au moyen de subventions, de prêts ou de dispositifs de garantie, elle finance des projets, des programmes et des études en faveur des partenaires de la France : Etats, entreprises publiques et privées et ONG.

Sur ces cinq dernières années (janvier 2013 – septembre 2017), le montant des octrois de la France au Mali, au travers de l’Agence française de développement, s’est élevé à 310 milliards FCFA (473 millions d’euros).

L’aide publique française est également présente au Mali à travers des coopérations décentralisées dynamiques (68 au total) entre des collectivités territoriales françaises et maliennes. Pour la période 2016-2018, le montant de l’aide en faveur du Mali mobilisée par cette coopération est d’environ 8 600 000 €. Les projets touchent une grande diversité sectorielle : protection de l’environnement, commerce, aide alimentaire et aide humanitaire, eau et assainissement, santé, gouvernance locale, agriculture et développement rural, éducation.

Résolument tournée vers un soutien aux politiques publiques du Mali, la coopération franco-malienne vise à appuyer les efforts de stabilisation en cours dans le contexte d’un processus de décentralisation renforcé. Basée sur une collaboration constructive, l’objectif est de promouvoir le développement socio-économique et culturel des Maliens et des Maliennes et de renforcer la cohésion nationale.

Une coopération bilatérale renouvelée et inscrite dans la durée…

Après la conférence « Ensemble pour le renouveau du Mali » du 15 mai 2013 à Bruxelles et la conférence pour la relance économique et le développement du Mali « Bâtir un Mali émergent » du 22 octobre 2015 à l’OCDE à Paris, la communauté internationale a pris des engagements forts pour soutenir le processus de sortie de crise du pays. La France a pris toute sa part dans ces initiatives et s’est engagée pour un soutien à hauteur de 236 milliards de FCFA (360 millions d’euros) sur la période 2015-2017. Cet engagement de la France s’est traduit dès 2016 par des premières mesures prises par l’Agence française de développement (AFD) qui a accordé plus de 19,5 milliards de FCFA (29,7 millions d’euros) de financements nouveaux. Ces octrois concernent principalement le secteur bancaire et des interventions en faveur des six régions du nord du pays. Par ailleurs, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a mobilisé en 2016 des financements additionnels mis en œuvre par le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) pour soutenir la mise en œuvre du processus de paix et de réconciliation.

Lors de sa visite au Mali à l’occasion du Sommet du G5 Sahel le 3 juillet 2017, le président de la République française Emmanuel Macron a annoncé un soutien supplémentaire de l’AFD à hauteur de 200 millions d’euros de dons additionnels aux pays du Sahel sur cinq ans, en complément de l’activité normale de l’AFD dans la sous-région.

Aide publique au développement décaissée par la France au Mali (enmilliards en FCFA)
Secteurs20162017
Agriculture et sécurité alimentaire 2,09 7,05
Eau et assainissement 8,2 12,66
Education 2,83 2,39
Gouvernance 1,9 1,86
Humanitaire 0,52 0,66
Infrastructures 0,12 3,28
Santé 1,39 2,2
Secteur privé 0,17 0
Société civile 2,12 1,92
Sortie de crise et reconstruction / développement des régions touchées par le conflit 2,35 1,25
Santé / contribution aux fonds multilatéraux 6,38 7,87
Total général 28,07 41,13

…à laquelle s’ajoutent les instruments financiers multilatéraux

En complément de cette aide bilatérale, la France apporte une forte contribution via son aide multilatérale, notamment au Fonds européen de développement (FED), à la Banque mondiale et au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Au titre du XIème FED, l’Union européenne prévoit de consacrer 403 milliards de FCFA (615 millions d’euros) au Mali sur la période 2014-2020. La France contribue pour 17,5% au financement de ce fonds ; elle en est le second contributeur. L’Union européenne et ses États membres coordonnent leur programmation au sein du document de programmation conjointe européenne.

Le Mali est éligible au Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, créé lors du sommet de La Valette de novembre 2015. Ce fonds est doté de 1 180 milliards de FCFA (1,8 milliard d’euros) de financements européens, dont près de 200 milliards de FCFA (300 millions d’euros) sont destinés à des projets à des projets mis en œuvre au Mali.

Rencontre dans le cadre d’un projet de coopération décentralisée

Un soutien à la mise en œuvre du processus de paix et de réconciliation

En 2016, l’engagement de la France dans l’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, s’est traduit par la mise en œuvre du projet Sécurité et Développement au Nord du Mali signé en juillet 2015 d’un montant de 656 millions de FCFA (1 million d’euros), dont 75% financés par l’AFD et 25% par le Fonds national d’investissement des collectivités territoriales du Mali, géré par l’Agence nationale pour l’investissement des collectivités territoriales (ANICT). Au titre de ce projet, ont été financés notamment deux groupes électrogènes à Aguelhok et Anefis, la construction ou la réhabilitation de six centres de santé communautaires à Djounhane, Essouk, Timtaghène, Abeibara, Aliou, Anefis, et quatre ouvrages hydrauliques à Tessalit, Inafaghot, Intadeyni, et Tintersene.
L’intégralité de ce programme d’investissements a été réalisée à la fin du mois d’avril 2016.

Signé en février 2017 et doté de 12,5 milliards de FCFA (19 millions d’euros), le projet Sécurité Humaine et Développement au Nord du Mali lui a succédé. Ce projet qui a pour objectif de réaliser des infrastructures à mise en œuvre rapide (réseaux électriques, ouvrages hydrauliques, petites infrastructures de transport, infrastructures sociales et productives), sous maîtrise d’ouvrage locale dans les six régions du nord du Mali, a débuté à la fin de l’année 2017.

Les financements additionnels octroyés en 2017 par la mission de stabilisation du Centre de crise du Quai d’Orsay (plus de 1 million d’euros soit 656 millions de FCFA) et mis en œuvre par le SCAC ont permis de mener des actions dans les régions du Nord et du Centre : projets à impact rapide, renforcement des services publics et accompagnement du processus de paix. Ce mécanisme d’intervention, qui a débuté en 2015, a vocation à se poursuivre dans une logique de financement de projets visant un accompagnement du processus de sortie de crise.

Marché couvert construit à Anouzagren (région de Ménaka)

Gouvernance, justice et finances publiques

La gouvernance démocratique constitue la première priorité de l’aide française au Mali, dans un contexte de sortie de crise progressive. Elle se traduit par des programmes de coopération et de soutien à la réforme de l’État malien et à la modernisation de son administration. Le projet du Fonds de solidarité prioritaire (FSP) Consolidation des Institutions Publiques, de l’État de Droit et de la Société Civile accompagne notamment les réformes dans le domaine de la décentralisation, de la justice et des finances publiques. La France contribue également à l’amélioration des collectes des ressources publiques à travers les régies financières (douanes et impôts). Elle accompagne les autorités maliennes dans l’élaboration de la réforme foncière.
De son côté, l’AFD a octroyé 525 millions de FCFA (800 000 euros) pour financer le Projet d’Appui à la Mise en Œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Inter-Malien, destiné à renforcer les dispositifs institutionnels et les outils inclusifs de mise en œuvre des réformes dans le domaine de la décentralisation tant au niveau local que national. Les activités ont début à la fin de l’année 2017.

Développement économique et agriculture

La France est l’un des partenaires historiques du secteur agricole du Mali, premier pourvoyeur d’emplois du pays avec 70% de la population active. Elle poursuit son soutien à ce secteur en finançant le développement de la filière coton (Projet PASE de 8,2 milliards de FCFA / 12,5 millions d’euros), de la filière rizicole dans la zone de l’Office du Niger (Projet PADON de 9,8 milliards de FCFA / 15 millions d’euros) et des filières agro-pastorales de production, transformation et commercialisation des régions de Tombouctou et de Ségou (Projet PADER de 21,6 milliards de FCFA / 33 millions d’euros).

A la fin septembre 2017, deux milliards de FCFA (3 millions d’euros) de prêts bancaires octroyés par les banques maliennes ont bénéficié du dispositif de garantie bancaire ARIZ, géré par l’AFD, contribuant ainsi au soutien de l’activité du secteur privé malien.

Eau, assainissement et énergies

Les travaux de la station de traitement des eaux de Kabala, d’une capacité de 288 000 m3/j, lancés en juin 2016, avancent conformément au calendrier prévu. Cet investissement, qui doit assurer la disponibilité en eau potable d’un million d’habitants de l’agglomération de Bamako, doit être mis en service fin 2018.
La France intervient également en soutien dans le secteur de l’eau et l’assainissement dans la région de Mopti et dans le District de Bamako.

Dans le secteur de l’énergie, elle apporte un appui à l’AMADER, l’agence malienne chargée de l’électrification rurale. Le projet de Production Hybride et d’Accès Rural à l’Electricité d’un montant de 26 milliards de FCFA (41 millions d’euros), cofinancé par l’AFD et l’Union européenne, a pour objet d’augmenter la capacité des centrales électriques rurales existantes par l’adjonction de sources de production solaire photovoltaïque, et d’étendre les mini-réseaux attenants sur 60 sites répartis sur tout le pays dont 10 en zone post-conflit. La mise en œuvre de ce projet, qui doit permettre la réalisation de 22 500 nouveaux raccordements et donner accès à l’électricité à près de 135 000 personnes supplémentaires à l’horizon 2022, a commencé en 2016.

Inauguration d’infrastructures d’alimentation en eau potable (Mopti)

Secteurs sociaux : éducation, formation professionnelle, santé

En matière de santé maternelle et infantile, le Programme d’Appui au Développement Sanitaire et Social de la région de Mopti d’un montant de 8,5 milliards de FCFA (13 millions d’euros) a pour objectif d’améliorer, d’une part l’offre de soins et d’autre part, l’accessibilité financière aux soins par la mise en place de mutuelles de santé au bénéfice du secteur informel. Les premières activités en faveur du renforcement de capacités du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, partenaires du projet, ont démarré en 2016. Le partenariat entre Expertise France (Agence française de coopération technique internationale) et le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, destiné à renforcer l’Hôpital Sominé Dolo de Sévaré-Mopti, a commencé fin 2016.

Le projet Facilité Santé Nord Mali (5,2 milliards de FCFA soit 8 millions d’euros), qui a pour objet le renforcement du système de santé dans les régions de Gao et Tombouctou, s’est achevé en 2016. Il a appuyé 92 centres de santé dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.

La mise en œuvre du projet PAQAMA (Projet d’amélioration de la qualité et de l’accès à l’éducation au Mali) de 6,6 milliards de FCFA (10 millions d’euros), octroyé fin 2015, a démarré en 2016. Le diagnostic des besoins du ministère de l’Education nationale dans la région de Gao (composante 1) et la validation de l’offre d’assistance en matière de renforcement des capacités de pilotage des services centraux du ministère (composante 2) ont été réalisés.

Dans le cadre du Fonds de solidarité prioritaire « Solidarités francophones », doté de 650 millions de FCFA (1 million d’euros), la formation approfondie du corps d’Inspection générale de l’Education nationale s’est achevée fin 2017 et des ressources pédagogiques nouvelles ont été créées. En 2018, le master en didactique du français et des langues nationales de l’ENSup, sera renforcé dans son organisation et ses contenus. Cette action vise à accroître la capacité de la formation initiale dans ce domaine crucial pour la qualité de l’enseignement-apprentissage et de la maîtrise des langues. Le FSP « Solidarités francophones » a également permis le renforcement du DER de Lettres-Langues de l’ULSHB, notamment à travers des formations en didactiques du français en France (CAVILAM de Vichy) et à l’Institut français de Bamako.

La France soutient par ailleurs la vie culturelle et le renforcement de la langue française à Mopti où elle apporte une contribution financière directe à l’Alliance franco-malienne, un lieu de vie et de passage où se tiennent spectacles, débats, lectures et cours de langue. Cet appui était de 15 000 euros en 2016, il est de 20 000 euros en 2017.Enfin, à travers son programme de « bourses FLE », 10 bourses de stages de formation en pédagogie du français ont été attribuées à des enseignants maliens, dont 3 de l’Alliance franco-malienne de Mopti. Ces enseignants ont suivi des stages pendant l’été 2017 au sein du programme BELC du CIEP, du CLA de Besançon et du CAVILAM de Vichy.

Egalement présente dans le secteur de l’enseignement supérieur, la France apporte son appui technique et financier à l’ambitieuse réforme engagée par le gouvernement malien. En juillet 2016, elle a par ailleurs renouvelé sa participation au programme franco-malien de bourses d’excellence pour quatre ans. Ce programme a pour vocation de permettre, pour les meilleurs bacheliers, la poursuite d’études en France, qui peuvent aller jusqu’au doctorat (bac+8). Depuis 2002, plus de 250 bacheliers ont bénéficié de ce programme. Par ailleurs, depuis 2015, le programme de bourses doctorales a été augmenté. Il a permis le financement de 15 nouvelles thèses en 2017, en France et dans la sous-région. Ce programme annuel contribue au renforcement du corps professoral des universités maliennes.

Dans le cadre du Projet d’Appui à la Compétitivité des Entreprises par la Formation Professionnelle de 5,9 milliards de FCFA (9 millions d’euros), les études préalables à la construction des centres de formation professionnelle de Sikasso et Markala, réalisées en 2016 et 2017, permettront le démarrage des travaux en 2018.

Dans le secteur des médias, la France intervient dans la formation professionnelle et linguistique des journalistes presse, web et radio en partenariat avec la Maison de la Presse, l’ORTM, l’URTEL et l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. Un appui technique est également apporté à la nouvelle Haute Autorité de la Communication (HAC).

Remise de diplôme aux journalistes lauréats
Les Objectifs de développement durable (ODD)

Au Sommet sur le développement durable du 25 Septembre 2015, les États membres de l’ONU ont adopté un nouveau programme de développement durable, qui comprend un ensemble de 17 objectifs mondiaux pour mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et l’injustice, et faire face au changement climatique d’ici à 2030 :
1. Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde ;
2. Eliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ;
3. Donner aux individus les moyens de vivre une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges ;
4. Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions d’équité et promouvoir les opportunités d’apprentissage tout au long de la vie ;
5. Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ;
6. Garantir l’accès de tous à des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement et assurer une gestion durable des services en eau ;
7. Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable ;
8. Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ;
9. Mettre en place une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation soutenable qui profite à tous et encourager l’innovation ;
10. Réduire les inégalités entre les pays et en leur sein ;
11. Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et soutenables ;
12. Instaurer des modes de consommation et de production soutenables ;
13. Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions ;
14. Conserver et exploiter de manière soutenable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ;
15. Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité ;
16. Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable, assurer à tous l’accès à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes ;
17. Revitaliser le partenariat mondial au service du développement soutenable et renforcer les moyens de ce partenariat.
Ces Objectifs de développement durable permettront d’achever la tâche commencée avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement et d’élargir la couverture des enjeux de développement au Nord. Cette première démarche universelle offre un nouveau cadre au secteur du développement pour les quinze prochaines années.

L’aide humanitaire, préoccupation pour l’amélioration des conditions de vie des populations

Le Mali figure parmi les pays prioritaires éligibles à l’aide alimentaire de la France : son total s’élève à près de 10 milliards de FCFA (15 millions d’euros) apportés au pays depuis 2012.

Au titre de l’année 2017, la France a financé une aide alimentaire d’urgence à hauteur de 853 M FCFA (soit près de 1,3 M€). Cette aide alimentaire, principalement orientée vers les régions du Nord, a été mise en œuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM) pour un montant de 800 000 Euros, l’ONG ACTED pour 250 000 Euros et l’ONG ALIMA pour près de 250 000 Euros. Au total, ce sont 22 000 personnes qui auront bénéficié de l’appui de la France au Mali en matière d’aide alimentaire en 2017.

Cérémonie de signature avec le Programme Alimentaire Mondial, ACTED et ALIMA

JPEG
JPEG
JPEG
JPEG

Le renforcement des capacités de la société civile permet un développement inclusif

La société civile constitue un acteur clé du développement, notamment dans un contexte de sortie de crise. Les soutiens apportés par la France se traduisent, pour une part importante, par des partenariats entre ONG françaises et ONG maliennes. Environ 80 organisations de solidarité internationale françaises sont actives au Mali.
La France apporte également un soutien direct aux projets de la société civile malienne à travers le Fonds social de développement (FSD), d’un montant de 1,3 milliard de FCFA. Le dernier appel à projets, en avril 2016, concernait la promotion et la défense des droits de la Femme et de l’Enfant et l’appui à l’éducation et aux démarches citoyennes des jeunes. Une quinzaine de projets sont cofinancés grâce à ce dispositif.
Au total, et pour la période 2014-2018, ce sont 51 projets qui auront été financés par ce dispositif pour un montant global de 1,3 milliard de F CFA.

Le climat, priorité diplomatique en 2017

Le 12 décembre 2015 a été adopté l’Accord de Paris. Cet accord historique doit permettre de lutter contre les changements climatiques. Pour que celui-ci entre en vigueur, 55 pays signataires doivent l’avoir ratifié. La France l’a ratifié le 15 juin. Le Mali a déposé son instrument de ratification lors de l’Assemblée générale des Nations Unies du 23 septembre 2016.

Le président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Keïta lors de la COP21

Outre les démarches politiques, la France au Mali a favorisé plusieurs actions en faveur du climat, conjointement avec la délégation de l’Union européenne au Mali et les Etats membres de l’UE, dont la journée européenne de la diplomatie climatique et une journée d’information à destination des journalistes maliens.

Par ailleurs, la France a exprimé son plein soutien à l’Initiative africaine sur les énergies renouvelables en Afrique. Cette initiative, lancée par les pays africains eux-mêmes lors de la COP21, est fondamentale pour le continent : aujourd’hui, un citoyen africain sur deux n’a pas accès à l’électricité alors que le potentiel du continent est considérable.

https://afd.opendatasoft.com/

Dans le cadre de la relance de sa coopération, la France a conduit une expérience novatrice en matière de transparence de son aide en mettant en ligne les informations sur ses projets au Mali. Ce site construit sur un mode interactif permet de localiser les actions menées. Cette initiative, née au Mali, a été généralisée à chacun des 16 pays prioritaires de l’aide française.

Liens utiles

Dernière modification : 09/02/2018

Haut de page