Les missions du Service de coopération et d’action culturelle

Au sein de l’Ambassade de France, le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) est chargé de la coopération dans les domaines de la gouvernance, de l’appui à la société civile, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il participe aux instances de contrôle des fonds multilatéraux mobilisés par la France, notamment en matière de santé (Fonds mondial, GAVI, Muskoka).

Afin de pouvoir mener à bien ses actions de coopération, le SCAC dispose de deux outils financiers, à destination de la population estudiantine malienne via son important dispositif de bourses, et des organisations de la société civile via le Fonds social de développement.

L’ensemble des projets conduits par le SCAC se trouve sur le site Internet dédié à la Transparence de l’aide au développement française au Mali.

Les outils financiers du SCAC

Bourses

1/ Le dispositif

Le SCAC vise, d’une part, à favoriser l’attractivité des universités françaises à destination des jeunes maliens et, d’autre part, à renforcer le corps professoral des universités maliennes par la mise en œuvre d’un important dispositif de bourses qui s’articule en plusieurs volets :

  • le programme d’excellence « 300 jeunes cadres pour le Mali » ;
  • les bourses de spécialisation en santé ;
  • les bourses de thèse.

Depuis 2000, un programme pluriannuel « 300 jeunes cadres pour le Mali », vise à identifier et accompagner des bacheliers admis à poursuivre leurs études dans les universités françaises.

L’objectif est de former jusqu’au niveau master (bac+5) des étudiants qui doivent constituer les futurs cadres de l’économie malienne. Ces bourses d’excellence sont financées à parité par le gouvernement malien et le gouvernement français. La formation est assurée par l’Université de Grenoble dans le cadre d’une convention tripartite qui la lie au Ministère malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le SCAC.

A ce jour, 222 étudiants ont bénéficié d’une bourse. Il reste donc 78 bourses à attribuer. 132 ont terminé leurs études et 44 personnes sont revenues au Mali.

Le programme de bourses de spécialisation en santé cible deux publics différents :

  • Le premier, ouvert en 2010, est destiné à des médecins maliens souhaitant faire des études de spécialisation dans une université de la sous-région. Ces bourses sont délivrées pour 3 à 5 ans, selon la spécialité médicale.
  • Le second s’adresse aux médecins en cours de spécialisation et leur propose une formation médicale spécialisée d’un an dans un centre hospitalier universitaire français en tant qu’interne. Le titulaire assistera à des enseignements cliniques dispensés par le chef de service ainsi qu’à des modules d’approfondissement. En 2014, 20 étudiants en médecine maliens ont bénéficié de ce programme.

Le SCAC a lancé en 2015 un programme d’appui à l’enseignement supérieur par le financement de bourses de thèse en alternance. Cet appel est destiné aux assistants de l’enseignement supérieur titulaires d’un master.

2/ Le mode de sélection

La sélection des boursiers d’excellence du programme « 300 jeunes cadres pour le Mali » se fait par voie de concours à partir d’un appel à candidatures lancé dans les établissements secondaires maliens. Les critères d’éligibilité se rapportent à une obligation de résultats. Une moyenne annuelle égale ou supérieure à 14 sur 20 est requise de la seconde à la terminale.

Le concours est composé d’épreuves écrites, pour tester les connaissances du candidat, et d’une épreuve orale, un entretien devant un jury composé de responsables des ministères en charge du secteur de l’éducation et de représentants du SCAC. A l’issue du concours, les meilleurs candidats sont sélectionnés et orientés dans les secteurs prioritaires du programme :

  • développement et environnement ;
  • industrie et énergies ;
  • commerce et services ;
  • santé ;
  • éducation et formation ;
  • population et environnement ;
  • administration et finances.

D’autres indications sur le concours sont à retrouver ici :

PDF - 1 Mo
Indications sur le concours
(PDF - 1 Mo)

Pour les programmes de bourses de thèse et de santé, exceptées les bourses pour les formations médicales spécialisées, dont les candidatures sont directement transmises au Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche français, les dossiers seront soumis à l’examen d’une commission mixte franco-malienne, constituée de représentants du SCAC et des Ministères de tutelle (Enseignement supérieur et Education nationale) qui établira la liste des candidats éligibles. Cette commission fera appel, en cas de besoin, à des experts qualifiés.

L’appréciation du dossier dépend du projet d’études ainsi que du projet professionnel des candidats, devant répondre aux attentes du gouvernement malien en termes de secteurs de formation.

Le nombre de bourses accordées chaque année est variable.

3/ Les informations complémentaires

Tout candidat souhaitant poursuivre ses études supérieures en France doit obligatoirement suivre en parallèle la procédure Campus France. Campus France Mali contribue à la mobilité internationale des étudiants et des jeunes chercheurs maliens en faisant mieux connaître les possibilités offertes par le système français d’enseignement supérieur et en diffusant une information précise et actualisée sur les conditions de vie et d’accueil des étudiants étrangers en France. Depuis 2012, en moyenne 450 jeunes partent étudier en France chaque année. Il est à préciser que Campus France Mali ne délivre pas de bourses.

Appui à la société civile

1/ Présentation du Fonds PISCCA

Le Fonds pour les Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d’acteurs (PISCCA)) est un outil de mise en œuvre locale permettant le financement de micro-projets de développement au plus près des populations, qui sont étroitement associées à la conception et réalisation du projet, et capable d’accompagner de façon réactive les initiatives prises par la société civile malienne pour répondre à ses propres besoins. La finalité principale des actions mises en œuvre grâce à cet instrument privilégié d’action de proximité est l’autonomisation de la jeunesse et des femmes, la lutte contre l’exclusion sociale et l’accès aux droits et à la citoyenneté. Il s’agit également de favoriser le renforcement des capacités, l’autonomie et la responsabilité des acteurs associatifs, qui bénéficient de formations dans le cadre de ce Fonds.

Une participation de l’organisme porteur égale ou supérieure à 30% du montant total du coût du projet est indispensable (10% avec cofinancement) sachant que la contribution du PISCCA ne pourra pas être supérieure à 70% du coût total du projet. Les apports en nature (main d’œuvre, terrain, équipements) sont valorisés pour l’estimation de la valeur totale des apports du bénéficiaire. Peuvent prétendre à un financement toute association ayant une reconnaissance légale au Mali.

La nature des micro-projets susceptibles d’être financés peut être très variable, mais leur montant doit être compris entre 10 millions de FCFA et 25 millions de FCFA et leur durée ne doit pas excéder 1 ans (12mois). Les micro-projets financés sur crédits déconcentrés peuvent être cofinancés avec d’autres bailleurs de fonds. Ce cofinancement ne se substitue pas à la participation du bénéficiaire.

2/ Enveloppe PISCCA en cours

L’enveloppe du PISCCA 2018 permet de poursuivre l’action de la coopération française en appui à la société civile du pays. Le PISCCA, qui a débuté en 2018, prend la suite du Fonds Social de Développement (FSD), qui a permis le financement de 51 projets entre 2014 et 2016. L’enveloppe en cours représente un montant de 500 000 € et court sur une période de deux ans (2018-2019).

Le dernier appel à projets a eu lieu en mars 2018. Il concernait les thématiques suivantes :

  • accès aux droits pour les jeunes, les femmes et les populations vulnérables ;
  • promotion de la citoyenneté.

Au total, 12 projets ont été retenus pour un montant de près de 245 000 euros, en particulier dans le domaine du soutien aux populations vulnérables tels que les enfants des rues et les jeunes femmes aides ménagères.

Liens utiles

Dernière modification : 18/09/2018

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