Les missions du Service de coopération et d’action culturelle

Au sein de l’Ambassade de France, le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) est chargé de la coopération et le soutien à la société civile, l’enseignement supérieur et la recherche, la coopération culturelle ainsi que l’appui aux médias mais également le renforcement de capacités des administrations, la coordination des actions dans les zones fragiles et la stabilisation, l’assistance humanitaire, les coopérations décentralisées entre collectivités territoriales françaises et maliennes. Il participe également aux instances de contrôle des fonds multilatéraux mobilisés par la France, notamment en matière de santé (Fonds mondial, GAVI, Muskoka).

Plus globalement, les activités du SCAC reposent sur la mise en œuvre de l’aide publique au développement autour des trois secteurs prioritaires suivants :
-  Soutien à la société civile ;
-  Le rayonnement culturel, la francophonie et l’enseignement de la langue française ;
-  L’appui au redressement et à la réduction des vulnérabilités.

Afin de pouvoir mener à bien ses actions de coopération, le SCAC s’appuie sur plusieurs opérateurs français présents au Mali : l’Agence française de développement (AFD), Expertise France (EF), l’Institut français au Mali (IFM), Campus France au Mali, le réseau des écoles de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger au Mali (AEFE), Canal France International (CFI), l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), ainsi que les ONG et les collectivités territoriales françaises.

L’appui à la société civile

Le SCAC travaille aux côtés des organisations de la société civile et des associations de jeunes afin d’instaurer une dynamique visant à renforcer l’état de droit, la citoyenneté, la souveraineté nationale, et la cohésion sociale dans un contexte de transition politique.

1. Le Fonds PISCCA

Au travers du fonds « Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d’acteurs » (PISCCA), l’Ambassade de France au Mali apporte un soutien direct aux projets de la société civile malienne. La finalité principale des actions mises en œuvre grâce à cet instrument est l’autonomisation de la jeunesse et des femmes, la lutte contre l’exclusion sociale, l’environnement et le développement durable ainsi que l’accès aux droits et à la citoyenneté. Il s’agit également de favoriser le renforcement des capacités, l’autonomie et la responsabilité des acteurs associatifs, qui bénéficient de formations dans le cadre de ce Fonds.
Ainsi, sur la période 2020-2021, 19 projets ont été retenus dans le secteur de la « lutte contre les changements climatiques, la protection de l’environnement et le développement durable ». Les associations bénéficiaires de ce programme répondent aux défis environnementaux majeurs du Mali en matière de lutte contre l’ensablement, de restauration des sols dégradés, d’accès à l’eau, d’assainissement ou encore de promotion d’un maraîchage écoresponsable.

2. L’appui aux organisations de la société civile

Le SCAC s’engage auprès d’organisations de la société civile (OSC) maliennes favorisant des actions en faveur des femmes, de la jeunesse, du sport et de l’environnement ainsi que l’implication des jeunes dans les processus électoraux ou contribuant à la transparence de l’information.
De plus, en 2021, le SCAC a financé quatre sessions de formation d’une semaine à destination d’OSC maliennes ayant pour objectif le renforcement des capacités des organisations et la gestion de projets.

Le rayonnement culturel

1. La coopération universitaire

A travers sa coopération universitaire, le SCAC vise à favoriser l’attractivité des universités françaises à destination des jeunes maliens et à renforcer le corps professoral des universités maliennes par la mise en œuvre notamment d’un important dispositif de bourses qui s’articule autour de plusieurs volets :
-  Les bourses d’excellence, décernées aux meilleurs bacheliers et cofinancées par le gouvernement malien depuis plus de 20 ans. L’objectif est de former jusqu’au niveau master (bac+5) des étudiants qui doivent constituer les futurs cadres de l’économie malienne.
-  Les bourses doctorales en alternance destinées aux assistants de l’enseignement supérieur titulaires d’un master.
-  Les bourses de spécialisation en santé, qui ciblent deux publics différents :
o Les bourses destinées aux médecins maliens souhaitant faire des études de spécialisation dans une université de la sous-région. Ces bourses sont délivrées pour 3 à 5 ans, selon la spécialité médicale.
o Les bourses destinées aux médecins en cours de spécialisation et permettent une formation médicale spécialisée d’un an dans un centre hospitalier universitaire français en tant qu’interne.
-  Les bourses de séjours scientifiques de haut niveau destinées aux jeunes chercheurs afin d’appuyer la recherche au Mali.

Pour les programmes de bourses d’études et de santé, exceptées les bourses pour les formations médicales spécialisées, dont les candidatures sont directement transmises au Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche français, les dossiers sont soumis à l’examen d’une commission mixte franco-malienne, constituée de représentants du SCAC et des Ministères de tutelle (Enseignement supérieur et Education nationale) qui établira la liste des candidats éligibles. Cette commission fera appel, en cas de besoin, à des experts qualifiés.

Le nombre de bourses accordées chaque année est variable.

Ces programmes de bourses sont destinés à la formation des élites maliennes et représentent un budget annuel de plus de 900 000€. Ils s’inscrivent en complémentarité des actions en faveur de la promotion de l’enseignement supérieur français - environ 2 800 étudiants maliens en France, en hausse de 15% ces 5 dernières années - et de la dynamisation des partenariats universitaires (une quinzaine de nouveaux accords signés ces 3 dernières années).

2. Campus France Mali

Tout candidat souhaitant poursuivre ses études supérieures en France doit obligatoirement suivre en parallèle la procédure Campus France. Campus France Mali contribue à la mobilité internationale des étudiants et des jeunes chercheurs maliens en faisant mieux connaître les possibilités offertes par le système français d’enseignement supérieur et en diffusant une information précise et actualisée sur les conditions de vie et d’accueil des étudiants étrangers en France. Depuis 2012, en moyenne 450 jeunes partent étudier en France chaque année. Il est à préciser que Campus France Mali ne délivre pas de bourses.

3. La francophonie

Le français, seule langue officielle du Mali, conserve une importance culturelle, économique et identitaire forte. Les actions stratégiques de la coopération française, et plus spécifiquement du SCAC, concernent aujourd’hui la formation initiale des maîtres du fondamental visant à un enseignement bilingue de qualité à l’école (langue nationale/français), inscrit dans la loi malienne depuis 1999. La restructuration, la professionnalisation et la constitution en réseau de l’Association malienne des professeurs de langue française est parallèlement en cours.

Le Centre de langues de l’Institut français est l’opérateur principal de cette action et multiplie par ailleurs les initiatives en faveur d’un ré-ancrage du français : élargissement de l’offre de cours, notamment vers les entreprises et les équipes universitaires, journées « Portes ouvertes » aux lycéens, étudiants et enseignants, développement de réseaux d’enseignants.

La France soutient également l’Alliance franco-malienne de Mopti dont la fréquentation montre une hausse très nette ces derniers mois. Dans cette zone de plus en plus troublée, la demande de culture et de francophonie est la plus forte enregistrée ces dernières années.

L’appui dans les domaines de la stabilisation et de l’humanitaire

1. La stabilisation et l’humanitaire

Face à la dégradation de la situation humanitaire au Mali, liée notamment à l’insécurité latente relative aux conséquences des conflits armés et des affrontements intercommunautaires, aux pénuries alimentaires et au changement climatique, l’appui financier français a fortement augmenté au Mali en 2020.

Les financements fléchés sur le Mali en 2020 ont été répartis entre :
-  L’aide bilatérale en soutien à des ONG locales et internationales (2.8 M€)
-  Les contributions aux organisations internationales (4.3 M€)

L’aide humanitaire est complétée par des actions en matière de stabilisation visant à soutenir le relèvement socio-économique, l’accès aux services de base et l’appui au redéploiement de l’Etat dans les zones fragiles. En 2020, la France a financé à hauteur de 4 M€ les actions dans le domaine de la stabilisation au Mali.

Au sein de l’ambassade de France au Mali, le SCAC assure un suivi constant de tous les projets dans les domaines de l’humanitaire et de la stabilisation.

2. L’aide alimentaire programmée

Chaque année, le MEAE mobilise une aide alimentaire programmée (AAP) afin de contribuer à la sauvegarde et à la réhabilitation des conditions de subsistance des populations en insécurité alimentaire, et répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels les plus urgents, avec un appui certain apporté aux femmes.

Le SCAC est chargé de la mise en œuvre de l’AAP, de la sélection et l’instruction à la clôture des projets. Dans ce cadre, un appel à projets est posté sur les réseaux sociaux de l’ambassade de France au cours du mois de janvier de chaque année.

En 2021, les financements AAP ont été octroyés au PAM pour un montant de 3.75 M€ ainsi qu’à une ONG internationale pour la somme de 500 000€.

Dernière modification : 25/08/2021

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