Journée mondiale du coton - La filière de coton biologique au cœur de la coopération franco-malienne

En février 2019, le groupe français Carrefour et la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) se sont engagés mutuellement à faire du Mali le premier producteur de coton biologique du continent d’ici 5 ans. Le projet AgrECO de l’Agence française de Développement (AFD), signé en septembre dernier, vient en soutien à cette transition écologique dans le secteur cotonnier malien.

Employant 27% de la population active, le secteur du coton au Mali place le pays en tête des producteurs de coton d’Afrique. Ces derniers mois, à l’initiative d’une volonté commune des présidents Ibrahim Boubacar Keita et Emmanuel Macron, ce secteur a été placé au cœur de la coopération économique franco-malienne et fait l’objet d’échanges de haut niveau entre autorités françaises et opérateurs. Ainsi, en février 2019, la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) et le groupe français Carrefour ont signé un engagement réciproque de produire (pour la première) et acheter (pour le second) le coton biologique issu de la future chaîne de production malienne. Partenaire du Groupe Carrefour, Eléphant Vert envisage l’extension des activités de son usine de fertilisants biologiques à Ségou.

Le projet AgrECO, soutien de l’AFD pour le développement d’une cotonculture bio

En parallèle de cet engagement réciproque des acteurs économiques français et maliens, l’AFD a signé, à l’occasion de la visite du Premier ministre Boubou Cissé à Paris en septembre, une nouvelle convention pour soutenir le secteur du coton au Mali. D’un montant de 18,5 M€, ce projet AgrECO a pour double objectif d’appuyer la transition agro-écologique des systèmes de production en zone cotonnière, et d’améliorer durablement les revenus des producteurs.

Il se divise en deux étapes :

-  l’accompagnement des producteurs vers une production durable au niveau de la promotion des techniques agro-écologiques (promotion des bio fertilisants, bio pesticides, formation à leur utilisation, mise en synergie des réseaux paysans utilisant ces produits), de l’amélioration de la productivité et de la durabilité des systèmes d’exploitation (parcelles de démonstration, visites d’échanges, intégration du bio dans le CEF) ainsi qu’au niveau de la diversification et de l’amélioration durable du revenu des femmes ;
-  l’amélioration des pratiques agronomiques vers la transition agro-écologique, avec notamment l’amélioration des itinéraires techniques de production de coton biologique.

Si la production de coton biologique de la CMDT est actuellement marginale (200 tonnes sur une production annuelle totale de 800 000), le potentiel est estimé à plusieurs milliers de tonnes par an. Cette filière bio est appelée à compléter celle du coton traditionnel, et représente pour les cotonculteurs des milliers d’emplois en plus ainsi qu’une hausse des revenus.

Dernière modification : 07/10/2019

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