Coopération décentralisée

La coopération décentralisée française au Mali est une des plus importantes et des plus anciennes de la sous-région.

Historique

Le premier lien entre collectivités territoriales française et malienne a vu le jour entre Koutiala et la communauté urbaine d’Alençon en 1961. A la fin des années 1970, le Mali comptait six jumelages ou protocoles d’amitié. Ces partenariats, basés sur les relations humaines, ont tout d’abord revêtu un fort caractère socioculturel, la rencontre avec d’autres cultures étant alors leur leitmotiv.

Pendant les deux décennies suivantes le nombre de collectivités françaises impliquées dans la coopération a considérablement augmenté, passant d’une poignée à plus de 80.

Durant les années 2000, environ 80 nouvelles collectivités viennent s’ajouter à celle déjà existantes. Les domaines d’intervention de la coopération décentralisée sont variés. Quelles que soient les thématiques, les collectivités territoriales françaises se positionnent souvent en appui à la maitrise d’ouvrage et orientent de plus en plus leur coopération sur l’appui institutionnel.

Etat des lieux

Au total, on recense 58 partenariats actifs au Mali dont : 3 régions (Région Ile de France, Auvergne-Rhône alpes, Centre val de Loire) ; 6 départements ; 44 communes ; 1 Métropole et 1 communauté d’agglomération.

Les collectivités maliennes et françaises mènent des projets touchant une grande diversité sectorielle : appui aux services sociaux de base (éducation ou santé) ; la sécurité alimentaire via le développement de l’agrobiologie ou la structuration de filières agricoles ; l’énergie solaire (mise en place d’éclairages solaires publics) ; le domaine de l’eau (appui à la mise en place de services publics d’accès à l’eau, mise en place d’adductions d’eau) ainsi que l’appui institutionnel (formation des agents, des élus, mise en place d’un logiciel de gestion communale).

Répartition géographique des partenariats

La région de Kayes concentre le plus grand nombre de partenariats (23), notamment avec les collectivités franciliennes. En effet, la diaspora malienne est très présente et très impliquée en Ile-de-France. De nombreux partenariats ont vu le jour sous l’impulsion d’associations de migrants. Parmi les plus emblématiques, on peut citer celui existant entre la ville de Montreuil et le Cercle de Yélimané (appui institutionnel, développement économique et promotion féminine).

La région de Mopti est la deuxième région en termes de nombre de coopération (12). Le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine est en partenariat avec le Conseil régional de Mopti (Énergie & sécurité alimentaire).

Le District de Bamako est en partenariat avec 5 collectivités françaises dont la ville d’Angers qui intervient depuis plus 40 ans.

Etant donné le contexte politique et sécuritaire instable, les trois Régions de Kidal, Tombouctou et Gao, sont, pour des raisons de sécurité, des zones où les partenariats sont peu nombreux. Toutefois, certaines sont emblématiques et anciennes telles que la coopération Auvergne-Rhône-Alpes/ Tombouctou et Gao-Thionville.

L’importance qui est aujourd’hui reconnue aux autorités locales maliennes dans les politiques de développement procure à la coopération décentralisée une réelle légitimité en tant que partenaire pour la coopération au développement.

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Rencontre dans le cadre d’un projet de coopération décentralisée
Crédits : Ambassade de France au Mali

Le rôle du ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (MEAE)

Le MEAE met à disposition un outil fiable sur les actions internationales des collectivités, l’atlas de la coopération décentralisée que les collectivités territoriales françaises ont l’obligation de mettre à jour, afin d’encourager et d’améliorer la cohérence et la coordination des différentes actions françaises.
L’Ambassade de France au Mali, à travers son Service de coopération et d’action culturelle (SCAC), accueille et oriente les collectivités territoriales françaises intervenant sur le terrain. Elle tient également à jour une base de données sur la coopération décentralisée franco-malienne.

Depuis 2007, le MEAE conduit une politique de partenariat avec les collectivités territoriales, fondée sur des appels à projets triennaux et annuels. Le SCAC de l’Ambassade oriente et informe les coopérations décentralisées en amont du dépôt de dossier, émet un avis sur ces projets et en assure le suivi au niveau local.

Depuis 2016, 20 projets ont été financés au Mali dans le cadre des appels à projets de la DAECT (AAP généraliste 2016-2018 (8) ; AAP Climat 2016 (1), AAP Généraliste 2017 (6) & 2018 (1), AAP Jeunesse 2017 (1) & 2018 (2) et Mission Stabilisation (1)).
Le soutien de la Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales (DAECT) s’est élevé à 342 405 € en 2016, à 1 053 886 € en 2017 et totalise à ce jour 80 750 € pour l’année 2018.

Au total, pour la période 2016/2018, le montant de ces programmes de coopération (cumulant les subventions de la DAECT et les contributions des collectivités et partenaires français) s’élève à 8 182 822 €.

Liens utiles

Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD)

Délégation de l’action extérieure des collectivités territoriales (DAECT)

Cités Unies France

Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT) au Mali

Si vous êtes une collectivité française intervenant au Mali et que vous souhaitez apparaitre dans la base de données de l’Ambassade de France nous vous prions de contacter : scac.bamako-amba@diplomatie.gouv.fr

Dernière modification : 17/09/2018

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