Appel à projets : Aide alimentaire programmée 2019 - 500 000 €

Le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères mobilise chaque année l’aide alimentaire programmée (AAP) pour contribuer à la sauvegarde et à la réhabilitation des conditions de subsistance des populations en insécurité alimentaire, et répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels les plus urgents.

Les critères d’attribution prennent en compte les pays touchés par des phénomènes climatiques exceptionnels où les populations subissant des récoltes réduites et des pertes en bétail sont ou vont être importants, ainsi que ceux affectés par des crises sécuritaires et climatiques de longue durée, tout en intégrant les pays où la situation d’insécurité alimentaire demeure préoccupante et chronique.

1. Modalités

Les propositions de projets devront être soumises à l’ambassade de France avant le 21 janvier 2019 à 18h00 :
• Soit en version papier avec la mention « SCAC - AAP 2019 » sur l’enveloppe
• Soit en version électronique aux adresses suivantes : philippe.lafosse@diplomatie.gouv.fr et marie-1.richard@diplomatie.gouv.fr. avec la mention « Appel à projets AAP 2019 » en objet du message, suivi du nom de votre organisation. Les envois sont considérés reçus lorsque vous recevez un accusé de réception de l’un des deux destinataires.

La proposition peut émaner d’un consortium. Dans cette hypothèse, une ONG cheffe de file devra être clairement identifié. En tout état de cause, tous les partenaires d’exécution devront être identifiés. Les co-financements permettent d’avoir un impact supérieur sur une zone donnée. Il conviendra de les communiquer s’ils existent.

L’ambassade de France ne fournit pas de modèle de proposition de projets. Cependant, elles devront contenir toutes les informations requises et mentionnées dans le présent appel. Les ONG peuvent utiliser leurs propres formulaires, qui prendront en compte les différentes parties généralement attendues d’une proposition (contexte/analyse, cadre logique, activités, budget, suivi-évaluation, indicateurs, sensibilité au conflit, au genre, etc…).

Aucune zone géographique n’est spécifiquement ciblée, cependant, les régions en crise où les populations sont les plus vulnérables seront privilégiées. La durée du projet est libre. Le montant total du budget doit s’élever à précisément 500 000 €.

Les propositions de projet devront être accompagnées d’une analyse des sources de l’insécurité alimentaire du pays, des niveaux de crise rencontrés dans les zones concernées par le projet et de leurs possibles implications. Elles devront également montrer, si elles existent, les complémentarités avec d’autres acteurs.

2. Cadre d’action et priorités françaises

Pour rappel, l’AAP est attribuée dans le cadre d’intervention défini par la loi de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale (LOPDSI 2014) et la convention de Londres relative à l’assistance alimentaire (2013), ratifiée par la France courant 2017.

Les projets qui seront retenus par le comité de sélection veilleront au respect des engagements et priorités françaises suivants :

• Inscrire les activités de soutien à la sécurité alimentaire dans le moyen et long terme en recourant aux pratiques permettant de renforcer l’autonomie et la résilience des ménages,
• Veiller aux aspects liés au genre, à la nutrition, à la lutte contre la dégradation des terres, aux actions permettant de s’adapter au changement climatique ;
• Recourir aux instruments d’assistance les plus efficients et les moins susceptibles de perturber les marchés locaux, notamment les transferts monétaires, les bons d’achat et les cartes de paiement, ou dans le cas d’une aide en nature, en privilégiant l’achat de produits locaux ou régionaux ;
• Veiller à ce que les financements alloués bénéficient directement à l’assistance alimentaire des populations vulnérables (au moins 50% minimum) ;
• Démontrer une forte expérience en sécurité alimentaire ;
• Articuler l’action envisagée avec celles menées par d’autres acteurs en matière d’aide d’urgence, d’assistance alimentaire et de soutien à la résilience au Mali ;
• Tenir compte de l’engagement de la France à délier son aide, en favorisant l’appropriation au plan local et l’alignement sur les stratégies et processus nationaux. Le ciblage des bénéficiaires et les modalités de suivi-évaluation des projets feront également l’objet d’une attention particulière.

Par ailleurs, dans le but de normaliser et de fiabiliser les données relatives à la nature des projets subventionnés, il est demandé pour chaque projet de présenter le budget qu’il compte faire financer par la France, en euros, selon les modalités suivantes :
1) décomposition classique, faisant apparaître notamment :

• la part d’aide effective aux bénéficiaires, en précisant les coûts d’achat, les quantités, le nombre de bénéficiaires directs, la durée de l’action ;
• la nature des frais et coûts associés : logistique, suivi/évaluation, salaires.
2) décomposition par type d’action (avec durée et nombre de bénéficiaires associés)
• la part du budget en vue d’actions d’assistance alimentaire d’urgence ;
• la part du budget en vue d’actions de résilience et de développement ;
• la part du budget en vue d’actions spécifiques à la nutrition.

Les rapports d’exécution des projets pour l’ensemble de l’année 2017, le début de l’année 2018 et le cas échéant les années précédentes doivent être impérativement transmis à l’ambassade de France au Mali pour que les opérateurs concernés puissent être éligibles pour une nouvelle allocation (sauf en cas de durée du projet incompatible avec cette demande). Cette disposition ne concerne que les ONG qui ont déjà bénéficié d’une subvention et qui n’auraient pas encore envoyé leurs rapports d’exécution. Les ONG qui l’ont déjà fait ou qui n’ont pas bénéficié de subvention de la France sont donc éligibles et peuvent soumettre un projet.

Dernière modification : 04/01/2019

Haut de page